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Le blog de vcstrois sur Jean-Michel Jarre

Pour vous faire découvrir la planète Jarre, le travail de ce compositeur et les rêves que sa musique m'inspire

Electonica tour, "Le voyage interstellaire" (extraits de critiques sur la tournée)

Publié le 15 Septembre 2016 par vcstrois-jarre

Extraits d'articles, cliquez sur les liens pour découvrir les articles entiers

24heures.ch (11 juillet 2016) un Auditorium Stravinski transformé en vaisseau spatial

Le voyage interstellaire proposé à une foule compacte et conquise a scanné quarante ans de musique électro. Et au-delà du caractère purement impressionnant du show, voir en chair et en os l'homme qui a inventé le genre et testé son armada de lasers avant les autres ajoutait un aspect documentaire à la performance.

[…]L'intro du concert, «The Heart of Noise», installe l'ambiance et permet de découvrir une scène barrée de lignes verticales rouges pulsantes sur des rideaux amovibles de LED, créant des effets 3D saisissants. Beat techno appuyé, gros sons râpeux sur les nappes, le ton est donné. Puis, très vite, première icône sonore, Oxygène part. 2, son arpège obsédant, ses bombardements modulaires caractéristiques, et cette mélodie en staccato que personne n'a oubliée.

[…]ça déménage. «Zero Gravity», le titre composé avec Tangerine Dream, envoie du très lourd, soutenu par des faisceaux lasers qui arrosent la salle de mille nuances. Sur «Exit», morceau qui dialogue avec Edward Snowden récitant en boucle quelques pensées autour de la «privacy», la sarabande devient paroxystique. Épileptiques s'abstenir.

 

Lemultimedia.info (12 juillet 2016) Une création artistique peaufinée et galvanisante

L'article complet vaut le coup, en particulier le développement sur l'aspect militant de la démarche de Jarre. De plus il critique l'album de façon très positive dans la deuxième partie du texte.

[…] un décor et une animation enflammés qui ont captivé le public […]

[…] aucun des discours prononcés par l’artiste à Montreux ne se prête à la propagande; voilà tout l’atticisme qui réside dans son langage. Le vrai militantisme est en réalité dissimulé, acté dans une création artistique peaufinée et galvanisante. […]

[…] L’électronique subvient plus tard aux besoins élargis de cette musique organique; elle accentue les traits des revendications et des quérulences, renforce et intensifie les doléances des plus démunis. […]

[…] À coups d’animations laserisées et de mirages technologiques, Jean-Michel Jarre nourrit toujours plus la prodigalité de son spectacle musical. […]

[…] Un visuel tridimensionnel appartenant pleinement à l’orchestration, aussi parce que le Lyonnais sait pertinemment que son public attend beaucoup de la scène. […]

[…] Jean-Michel Jarre a su enrichir son scénique d’une pointe de dramaturgie toute particulière […]

[…] le maestro de l’électronique est un sculpteur établi des effets spéciaux. […]

[…]  Un décor pleinement suggéré par l’artiste français qui aime s’adonner à ce genre de soubresauts entre un passé remis au goût du jour et un présent avant-gardiste tenant compte des exploits antérieurs. Et dans ce croisement des horizons, ne sommes-nous jamais au bout de nos surprises; en fin de set, Jean-Michel Jarre sort le grand jeu. Une touche finale pour un final touchant. […]

 

Bfmtv (18 juillet 2016) Un véritable voyage onirique

(transcription du reportage vidéo)

"[…] Deux heures de show, un véritable voyage onirique pour le public.[…]

Jean-Michel Jarre traverse les époques et rassemble les générations. Son secret: réussir à arrêter le temps l'espace d'une soirée."

 

Midi Libre (15 juillet 2016) Un vent d'électro dans les arènes

[…] On redécouvre le talent du compositeur pour créer une ambiance, une mélodie imparable, juste au moyen de quelques notes et d'une rythmique bien troussée.

Dans cet Electronica World Tour on retrouve aussi le Jarre "technologique", à travers des panneaux à LED derniers cri, qui offrent sur scène d'intéressants jeux de profondeurs, ou encore les pultiples caméras qui retransmettent sur écran géant, ses manipulations sur machines à sons. […].

 

Telerama (20 juin 2016) Un musicien qui a gagné sa place au Panthéon de la musique électronique

[…] Dans l'immense hall qui l’accueille, le son atteint très vite sa vitesse de croisière et n'a aucun mal à emplir ce qui pourrait tout aussi bien servir de hangar à avions. Derrière Jarre, un immense rideau de lumières bleutées donnent l'impression de voir des paquets de données numériques transiter en temps réel à travers les tuyaux bien rangés d'un gigantesque datacenter.

Justement, l'un des thèmes du show est la critique de notre société hyperconnectée qui laisse prise à une surveillance de tous les instants. […]

[…]Mais les doutes s’évanouissent lorsqu’arrive le final : la harpe laser ! Jean Michel enfile ses gants blancs et se cale devant les rayons verts. On rappelle le principe de l'instrument : il suffit de couper de la main le faisceau lumineux pour jouer la note assignée. D'un strict point de vue musical, aucun intérêt, il pourrait jouer exactement la même mélodie de l'index de la main gauche. Mais rien à dire, un laser fait toujours son petit effet.

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"Jean-Michel Jarre est devenu une référence sans faire de concessions" article 24heures (11 juillet 2016)

Publié le 28 Août 2016 par vcstrois-jarre

A l'occasion du concert de Jean-Michel Jarre au festival de Montreux un article de 24heures.ch évoque de manière originale plusieurs aspects du travail de l'artiste.

 

Dans une première partie, Thierry Meyer, l'auteur de l'article, décrit le nouvel engouement pour les synthétiseurs analogiques que Jarre utilise encore (entre autres).

Ensuite il tente d'expliquer la fascination qu'exercent les instruments électroniques en donnant la parole à des musiciens. Une partie longuement traitée et très intéressante.

Dans une troisième partie il demande à ces mêmes musiciens de critiquer le travail de Jarre. Voici des extraits de leurs réponses:

 

Pierre Audétat :

[…] il a amené la musique sur des territoires qui étaient inexplorés.

 

Xavier Tribolet :

[…] il a ouvert des mondes pointus, des approches musicales nouvelles. Il est devenu une référence sans faire de concessions. […]

 

Martin Chabloz:

[... Dans son nouvel album de collaborations il y a d'] un côté le vieux maître, et d’un autre les générations plus jeunes qui sont les références d’aujourd’hui. J’imagine que c’est gagnant-gagnant. Il est très difficile de se renouveler. C’est déjà un exploit d’arriver au sommet et de durer. Alors, je lui tire mon chapeau!

 

Article complet disponible en ligne: http://www.24heures.ch/culture/musique/nouvelle-puberte-synthes-boutons/story/20374058

"Jean-Michel Jarre est devenu une référence sans faire de concessions" article 24heures (11 juillet 2016)
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"C’est la curiosité qui me fait avancer" (extraits d'un échange avec JMJ sur Electronica 2)

Publié le 18 Août 2016 par vcstrois-jarre

Extraits de l'article paru dans le magazine suisse migrosmagazine.ch (11 juillet 2016)

 

A propos de l'idée de rencontrer d'autres artistes pour réaliser ces collaborations:

MM "Etait-ce aussi une manière de sortir de votre zone de confort?"

JMJ "La musique reste avant tout pour moi une addiction. C’est la curiosité qui me fait avancer. Là aussi, je voulais expérimenter des choses inédites." [...]

"[les artistes qui ont collaboré sur cet album] m’ont fait confiance en me donnant le final cut, la maîtrise globale du projet. Ce qui, je pense, fait sa cohérence."

 

A propos de la présence d'Edouard Snowden sur l'album:

JMJ "[...] l’électro a son côté très hédoniste. Et il reste très important. Mais elle possède aussi une part activiste. [...]"

 

A propos de la composition de Jarre:

MM "Vous avez un rapport quasi organique au son. Moby, présent dans «Electronica», rappelle que vous avez introduit la mélodie dans la musique électronique..."

JMJ " [...Sans doute nous sommes-nous aussi rencontrés là-dessus avec tous les artistes qui m’ont fait le plaisir de collaborer avec moi sur ce disque. Une mélodie qui peut sembler très simple et qui cache une sorte de tristesse, de mélancolie souterraine." 

 

A propos d'Electronica:

MM "D’où le projet tient-il sa cohérence sonore?"

JMJ " Pour éviter un patchwork qui parte dans tous les sens, j’ai évité de faire quelque chose à la manière de. J’ai composé librement en pensant à eux, avec amour et affection. Puis ils ont pu se greffer parce que quelque part j’avais déjà mis un pied dans leur univers sonore." 

 

 

 

 

 

"C’est la curiosité qui me fait avancer" (extraits d'un échange avec JMJ sur Electronica 2)
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Ma chronique du concert de Jarre aux arènes de Nîmes, la façon dont je l'ai vécu.

Publié le 20 Juillet 2016 par vcstrois-jarre

14 juillet 2016, 1h du matin: Départ à pied, avec mon petit sac à dos, jusqu'au lieu de rendez-vous fixé pour le covoiturage. Trois quarts d'heure plus tard, je monte dans le véhicule. Nous sommes quatre, je sens qu'on va beaucoup parler et que je vais arriver fatigué à Nîmes. Ambiance sympathique néanmoins et route très calme.

9h: Je m'installe dans un petit bistrot à côté de l'amphithéâtre et j'entame mon petit déjeuner café/croissant. Je fais le point. L'hôtel est juste à cinq cents mètres, près de la gare, mais il ne me sera pas accessible avant quatorze heures, j'attendrai donc l'après-midi pour essayer de me reposer. Ce matin, balade et lecture, voilà le programme.

9h30: Je fais juste le tour des arènes au cas où les équipes du concert seraient déjà là. Mais je sais que la veille, Jean-Michel était en concert à Bayonne. Avec le démontage et au moins six ou sept heures de route les probabilités sont faibles qu'elles soient déjà arrivées à Nîmes. Je me dirige ensuite vers la Maison Carrée.

10h15: Je me pose près des anciens thermes gallo-romains du Jardin de la Fontaine. Il fait bon, il y a déjà un petit vent presque frais. Un peu plus bas, cela n'empêche pas la mise en place du feu d'artifice prévu le soir même (Il sera finalement annulé en fin d'après-midi). Le parc est très calme, quelques joggeurs et promeneurs avec leur chien, mais ça n'a l'air d'être la foule des grands jours. Je me plonge dans une nouvelle d'Edgar Allan Poe. Je me demande si Jarre, qui aime le cinéma fantastique, apprécie l'univers de cet auteur et ses paysages désertiques.

11h45: Après avoir déambulé du côté du Castellum pour réveiller mes souvenirs des traces de l'antiquité dans la ville, je redescends vers les arènes. Je m'apprête à traîner du côté de l'hôtel en attendant quatorze heures, pourquoi pas en grignotant quelque chose à une terrasse. Mon chemin s'arrête au niveau de l'amphithéâtre, je suis bloqué par le défilé de la fête nationale. L'ambiance festive n'est pas désagréable. Je jette un coup d'oeil derrière moi et je découvre que les bus de la tournée sont là. (C'est ce qu'on découvre sur la photo ci-dessous trouvée sur Twitter)

12h15: Le défilé est passé, je m'avance près des bus. Derrière, il y a deux camions de matériel. Les roadies déchargent les caisses contenant les synthés et les rampes destinées aux lumières. Il y a déjà une quinzaine de spectateurs. Des fans de Jarre, dont une de Nîmes, qui doit avoir vingt ans, et qui m'explique que ça sera son premier spectacle de Jean-Michel. Des gens qui passent autour se disent entre eux: "C'est qui ce soir?", parfois ils demandent aux fans qui attendent. J'espère que ça va donner envie à certains qui n'y avaient pas pensé de venir au concert. Mais ce petit jeu m'ennuie assez vite.

12h30: Je m'éloigne un peu. A quelques pas de là je croise quelqu'un qui à l'air de guetter dans la direction des bus. Je tente un: " Bonjour, toi aussi tu as l'air d'attendre pour le concert de ce soir?". Je fais ainsi la connaissance de Laurent, un fan qui vient de Marseille. Il doit me trouver vieux et me vouvoie gentiment dans ses premières phrases. Après les présentations rapides on commence à échanger sur nos précédents concerts. Je suis très content d'être tombé sur lui, il est très sympa et on découvre qu'on sera dans la fosse tous les deux. A cette heure de la journée on pense encore qu'on sera debout toute la soirée.

13h: Comme la discussion se poursuit près du parking des arènes, un gars de la sécurité, détendu et agréable, vient à notre rencontre. Il nous demande si on vient pour le concert puis nous explique que la prestation de Jarre doit commencer après vingt-trois heures pour laisser passer avant le feu d'artifice du jardin de la Fontaine. Il nous dit aussi que, si on n'a pas nos places pour rentrer dans les arènes, on peut tout voir depuis l'extérieur en montant un peu sur les hauteurs de Nîmes. J'espère qu'il n'a pas donné le conseil à trop de monde...

13h15: Un larsen énorme parvient jusqu'à nous. Visiblement, ils commencent les branchements et les essais de son.

14h: Laurent va manger et se promener dans Nîmes. Je descends à l'hôtel pour me reposer un peu et peut-être même essayer de dormir quelques heures avant cette longue soirée.

14h30: J'ai pris au moins cher, 54 euros, et je pense que je suis tombé sur une des chambres les plus bruyantes de la ville. Non seulement j'ai le droit à une route passante sous ma fenêtre, mais en plus elle donne quasiment sur les quais de la gare. Toutes les trois minutes j'entends les annonces de la SNCF et les départs de trains. Je commence par une bonne douche et m'allonge malgré tout.

16h48: C'est précis, je sais, mais c'est un moment assez planant, presque magique. Un des plus beaux de la journée. Je suis dans un demi-sommeil, la fenêtre de ma chambre est ouverte et tout d'un coup apparaissent, derrière, puis au-dessus des bruits du quotidien des sons, des espèces de voix très aigues. Je me rapproche de la fenêtre et je reconnais le morceau "Conquistador", un des morceaux dont j'ai tout de suite raffolé dans l'album Electronica 1. Les répétitions viennent de commencer et mon hotel a beau être situé à six cents mètres des arènes et mon environnement direct plein de vacarme, je les perçois nettement. Puis répétition d'un autre morceau "Brick England". Petite interruption avec un jingle SNCF et le passage d'un train. Ça me rappelle que Jean-Michel a composé il y a quelques années pour une pub des TER. Ma pensée est interrompue par la douce mélodie de "Glory" qui parvient à s'imposer dans le brouhaha de la rue. Encore un petit jingle, histoire de couper court à la magie et d'en garder pour ce soir. La musique revient, mais c'est surprenant, c'est une chanson de Pierre Bachelet. Mon réveil vient de déclencher la radio en fait. Il est temps de sortir de ma chambre et d'aller voir de plus près ce qui se passe.

17h15: Je marche vers l'amphithéâtre et je pense que les répétitions sont terminées. Puis les quelques notes d' "Oxygène 8" retentissent et ce morceau doux et romantique me touche à nouveau alors que j'avance au milieu de la foule. Petite émotion et rythme cardiaque qui s'accélère.

17h30: Je retrouve Laurent qui me montre les photos qu'il a prises de l'arrivée de Jarre aux arènes deux heures et demie avant. Les grilles viennent d'être installées. Quelques groupes de fans épars attendent déjà sur le parvis. On sera au moins trente ce soir.

18h: Une petite file se forme, à la tête de laquelle je reconnais Alexis. Je l'ai déjà croisé à d'autres concerts. Juste derrière lui, tous les fans qui assistaient au déchargement des camions. On s'installe là nous aussi. Une longue attente commence. On a plein de choses à se raconter, c'est très intéressant de partager nos expériences et pas si fréquent d'être entouré de nombreux fans de Jean-Michel. Le temps est changeant, le vent se lève et quelques gouttes de pluie s'invitent même parfois. On croit savoir que l'ouverture des portes se fera à dix-neuf heures.

19h: La foule n'est pas très dense au pied de l'amphithéâtre. On s'en inquiète un peu, même si on devine maintenant qu'on sera plus que trente. En tout cas, pas d'urgence à ouvrir les portes pour les organisateurs.

19h30: Les agents de sécurité sont en position. On rentre tranquillement après la fouille de tous les sacs (Je n'ai qu'un pull à déclarer). On est dans les premiers à arriver dans la fosse. Environ cinq cents chaises ont finalement été placées. Les trois rangs du fond sont réservés et bien gardés. Je m'y serais bien installé mais de toute façon Laurent préfère qu'on s'avance (et il avait bien raison d'ailleurs). On est vraiment bien placés. Et les buvettes elles aussi sont bien placées, très accessibles. Une petite bière va peut-être nous aider à nous réchauffer un peu. Alexis passe nous saluer, ça fait toujours plaisir de se sentir membre d'une petite communauté joyeuse et ouverte. Il nous annonce qu'à cause du vent les panneaux LEDs sur la scène ont été raccourcis (C'est ce que l'on peut voir sur ces photos de la scène).

20h15: Les gradins commencent à bien se remplir. La promotion à l'air d'avoir bien fonctionné (Place 2ème catégorie à 19.5 euros au lieu de 35 depuis le 13 juillet). La fosse reste un peu dégarnie. En fait ils sont tous dans les buvettes intérieures pour s'abriter du vent qui est très frais. J'enfile rapidement mon pull et je ferme mon blouson par-dessus. Ce n'est pas vraiment ce que j'imaginais pour Nîmes à la mi-juillet. Je suis bien content d'être avec Laurent et notre échange se poursuit dans la joie et la bonne humeur.

20h30: Début de la première première partie. Le volume est déjà très élevé. Je mets les bouchons d'oreille qu'on nous avait distribués à l'entrée. C'est fort et pas vraiment passionnant je dois dire, en tout cas pour moi. Je trouve que le son n'est pas très beau, je trouve que les artistes chantent plus ou moins faux. Je ne suis pas tendre, mais la fatigue et le froid ont abaissé mon seuil de tolérance je crois. Pourtant j'ai l'impression d'avoir déjà entendu cette musique quelque part. A la fin de la prestation, un voisin me demande de quel groupe il s'agit. Je dis Télépopmusik sans conviction parce que je ne connais pas vraiment ce groupe alors que je pense pouvoir reconnaître Koudlam que j'écoute parfois en streaming (légal). Je comprends vite que je me suis trompé, c'était bien Koudlam, dans une version trop méconnaissable pour moi.

21h20: Une deuxième bière s'impose.

21h30: Télépopmusik entame sa prestation que j'apprécie beaucoup plus. Le son est bien meilleur, mais toujours aussi fort. Et même plus, si bien que je place mes index sur mes oreilles parfois, au-dessus des boules Quiès. Un voisin à ma droite me proposera d'ailleurs gentiment des bouchons d'oreille croyant que je n'en avais pas.

22h30: Fin de la deuxième première partie. Je vais récupérer la consigne de mes gobelets de bière. Puis je profite de la pause pour échanger avec le voisin bienveillant. Il vient de Strasbourg pour le concert et a rejoint un copain qui habite Nîmes et qui l'accompagne ce soir. Un copain habitué au gros son puisqu'il ne porte toujours pas de protections auriculaires. Il me dit: "Pour l'instant ça va mais ils annoncent 105db pour la suite alors je vais les mettre quand même."

22h50: Le morceau "En attendant Cousteau" est diffusé depuis un bon quart d'heure. C'est un classique d'avant spectacle depuis 1990. Mais je ne l'ai jamais si bien entendu en concert, volume inédit. Pendant ce temps les techniciens complètent les panneaux de LEDs puisque le vent est tombé d'un coup il y a vingt minutes. Tant mieux. Avec Laurent, on échange une dernière fois avant le concert. Une petite partie de la fosse est déjà debout au pied de la scène.

23h: Le public a enfin pris place entièrement et s'impatiente, moi je ne suis plus à dix minutes près. Il fait bien nuit maintenant, et on devrait bien profiter des lumières.

23h10: C'est parti. Un lent battement de coeur jaillit, celui du morceau "The heart of noise". Des flammes rouges apparaissent et semblent lécher le rideau semi transparent qui voile la scène. La silhouette noire des musiciens se dessine derrière. C'est très poétique et très doux. Ça pourrait durer des heures, je m'y noierais avec bonheur. Puis les couleurs changent et le morceau s'accélère. Il devient dansant. Les panneaux s'écartent et laissent apparaître Jean-Michel et ses machines. Je trouve cette entrée en matière très réussie.

Ensuite les morceaux vont s'enchaîner très vite. Des morceaux très courts. Parfois plus courts que sur les albums, j'en suis un peu déboussolé (Je n'ai pas vraiment eu conscience du passage d' "Equinoxe 7" par exemple, que j'aime pourtant particulièrement).

En fait le format de ce concert, musique et lumière, nous happe. Les sons nous transportent et le visuel très abstrait nous emprisonne dans une petite bulle en dehors de temps. C'est une expérience très surprenante pour moi. D'autant plus que j'ai déjà vu Jarre en concert une dizaine de fois avant et c'est une sensation très nouvelle. Lui semble s'éclater. Il jongle avec les instruments, passe de la guitare au synthé portable, du VCS3 à la harpe laser et nous emporte.

On passe du planant au festif, du spatial au virtuel, de l'infiniment grand au souffle de vie le plus fragile. Et l'on avance avec les musiciens sur un chemin qui s'ouvre devant nous au fur et à mesure. Et l'on marche, et l'on danse si bien que le public se masse rapidement au plus près de la scène.

Ouah! J'en frissonne encore rien que de l'écrire. Je me lève assez rapidement moi aussi et m'approche.

Ce concert me fait un peu l'effet d'un manège à sensations. La première pente est très lente et on sent monter la pression. On voit bien le paysage en arrivant en haut, on contemple rapidement et puis après on enchaîne les chutes vertigineuses, les loopings et les balancements. On ne voit plus le paysage et à la fin on ne se souvient plus vraiment du nombre de tournants ou de boucles, mais on a reçu une bonne dose d'adrénaline et on ne sait plus trop où on est. Ici les musiques s'enchaînent et me font voyager loin tandis que les visuels m'hypnotisent.

Au milieu de ce flot de sensations, je découvre plein de surprises comme la tablette transparente assez mystérieuse, l'émotion liée à l'apparition de Snowden sur les écrans (je savais que la vidéo était prévue mais je ne pensais pas qu'elle me ferait de l'effet), la nouvelle version de "Glory" plus apaisée et très belle, un beau morceau inédit plein de méandres à explorer ou le bouquet final de la "Time machine" ("le moment de vérité" a dit Jarre avant le morceau puisque le vent avait empêché les répétitions avec la harpe laser).

15 juillet, 00h45: Mon portable m'indique que ça a duré une heure quarante. Ça m'a semblé beaucoup plus court. La fin est un peu brutale musicalement parlant tellement le rythme était dense. Petit moment de flottement pour moi. Je retrouve rapidement Laurent mais on sort en silence, le temps de laisser retomber la pression.

01h00: On échange nos premières impressions et on se met d'accord pour attendre la sortie de Jean-Michel.

01h10: Le retour au réel est évidemment douloureux. L'information de l'attentat de Nice circule très vite. Tristesse absolue après une joie si intense. On vient nous dire très vite que Jean-Michel ne s'arrêtera pas. Je me doute bien que c'est n'est pas le moment. J'aurai bien d'autres occasions de lui dire merci. J'attends encore malgré tout sans vouloir me decider à bouger.

02h00: Je salue Laurent rapidement et je rentre me coucher pour quelques heures. Je déambule dans un état second. Mon train part à huit heures.

Il va falloir reconstruire, encore. Mais je ne veux pas oublier la force et la plénitude que la musique a pu me communiquer quelques dizaines de minutes avant.

 

 

 

 

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"Un son à nul autre pareil" - extraits de critiques sur Electronica 2

Publié le 11 Juillet 2016 par vcstrois-jarre

Forces parallèles (juin 2016) Le temps des retrouvailles et des utopies réalisées

"JMJ parvient avec ses compères à offrir un opus de qualité, non seulement bien produit (après tout, on n'est pas chez n'importe qui!) mais surtout bien écrit. Entre autres, la synergie avec les différents artistes marche toujours aussi bien, avec notamment la patte de Jarre qui s'affirme plus ici […]

Sur The Heart of Noise, le nombre de morceaux de haute qualité est plus que satisfaisant. […] JMJ a réussi l'exploit de faire mieux que sur son précédent album, et c'est beau.

[…] il y a de l'ovni sur The Heart of Noise. Le premier, c'est "These Creatures", qui détonne ici par son minimalisme mais enchante par la voix de Julia Holter. Ensuite, la présence de Cindy Lauper en a sans doute fait « sourire » plus d'un, mais force est de constater que "Swipe to the Right" se tient bien. […]"

 

- La Playlist d'Inter (15 mai 2016) Il y a beaucoup de coeur dans ces rencontres humaines

(transcription d'extraits de l'émission radio)

" […] Electronica 2, sorte de plongée en 3D dans 50 ans d'histoire de la musique électronique.

Jean-Michel Jarre, […] un Dieu le père sémillant, qui signe en deux volumes une oeuvre complète, à la fois synthèse d'un parcours hors norme et état des lieux d'un musique 2.0 qui a changé le sens de l'histoire de la fin du XXème siècle pour dessiner son destin toujours en marche au XXième siècle. (Fin de l'introduction de l'émission)

[…] A une époque où on ne sait plus trop où m'on va, au moins savoir d'où l'on vient. C'est ça l'histoire de cet album. On ne sait plus trop où on va et Jean-Michel Jarre se met au travail pour nous dire d'où on vient. […] ça me rappelle [...que dans les amphithéâtres en mai 1968 quand on se harponnait, au bout d'un moment on disait «mais toi, d'où tu parles». En fait il y a ça dans cet album. C'est Jean-Michel Jarre [...] et toutes les générations qui retracent avec vous 50 ans de l'histoire de cette musique [...que vous vous êtes employé, avec des gens de l'ancienne génération et aujourd'hui avec des gens de la jeune génération, à incarner, à lui donner un organisme vivant.

[…] Ce volume 2 s'intitule «The heart of noise», «Le coeur du bruit». Il y a beaucoup de coeur dans ces rencontres humaines [avec les artistes ayant participé à l'album]. Donner du coeur au bruit, c'est aussi changer la donne, changer l'image qu'on peut avoir parfois de cet univers de geek [qu'est pour certains la musique électronique]. [D'ailleurs] ce 2ème volume s'ouvre sur une collaboration avec celui qui est le plus romantique dans la musique électronique, […Rone], qui donne du sentiment, de la chair, des larmes à sa musique et en même temps beaucoup de légerté. Vous ouvrez ce volume 2 avec lui, ce qui pour moi a un sens très fort." (Didier Varrod)

 

Le canal auditif (juin 2016): Un projet fou réussi. Bravo

"Jarre et ses amis savent très bien ce qu’ils font et offrent un deuxième volet tout aussi bien produit que le premier."

La suite de l'article décrit l'album piste par piste. Selon les morceaux on peut ainsi relever: "partie dansante très bien exécutée"; "c’est joli et harmonique"; "hymne dark wave intemporelle"; "balade"; "sonorités électros industrielles"

Puis une conclusion sur l'ensemble du projet Electronica: "[…] Jean-Michel Jarre a rassemblé un nombre improbable d’artistes qui, par leur créativité, ont réussi à dépoussiérer son univers musical pour lui réinjecter du sang neuf. Oxygène a plus de quarante ans, et ça ne paraît pas du tout sur les deux disques d’Electronica".

 

24heures.ch (juillet 2016): Un son à nul autre pareil

"Dès les premières notes de The Heart of Noise, qui ouvre le volume 2 d’Electronica, le doute n’est plus permis même pour la moins entraînée des oreilles: c’est du Jean-Michel Jarre."

Ainsi débute la partie "critique" de l'article de thierry Meyer. Puis pour faire parler ceux qu'il considère certainement plus comme des spécialistes, il pose la question à des musiciens:

"[…] quelle est la substance de son intervention musicale? Est-il une légende qui entretient son mythe, un has been habile en marketing ou un authentique créateur encore en pointe dans son domaine? Des musiciens d’ici répondent. Leur chœur est unanime: Jarre impose le respect."

 

- Greenroom (mai 2016): Une belle claque

Un commentaire sur Instagram

"En studio avec la légende pour découvrir#Electronica2 son nouvel opus... Une pluie de guest et un mot pour chacun lors de la présentation des titres. Une belle claque c'est ce qui résume l'écoute 👋 Jean-Michel Jarre nous prouve encore une fois quel artiste complet et classe il est ! Bravo 👏"

 

Et un article sur la rencontre:

"Pionnier de la musique électronique, véritable encyclopédie du genre, JMJ décortique avec minutie les rencontres, les villes, les studios, les instruments, les influences, et tout le bric à brac qui lui ont permis de mettre sur pied le diptyque colossal qu’est Electronica."

 

RFI, la bande passante (mai 2016): De superbes travaux de musicologue

Une critique négative avec plein de positif dedans (transcription d'extraits de l'émission radio)

«Ce sont de superbes travaux de musicologue avec un vrai catalogue d’artistes et de collaborations» […] « C’est plutôt impressionnant de voir que cet artiste, Jean-Michel Jarre sait encore s’entourer d’artistes. Je valide la démarche. » […] « Sur la musique je trouve ça un petit peu daté. Jarre est un pionnier […] mais la sauce ne prend pas […]. Je peux pas dire que je suis déçu par un album comme celui-là, c’est pas vrai. Il est même plutôt agréable à l’écoute. […] C’est super, mais un peu trop intello. » (Cyril Bahsief)

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Electronica, "une épopée intimiste et altruiste" - extraits de critiques (suite)

Publié le 20 Novembre 2015 par vcstrois-jarre

Dans le magazine GQ (décembre): Jean-Michel Jarre, musicien de l'année, UN PROPHÈTE (ELECTRO)


[...] Entre sa formation avant-gardiste au GRM (Groupe de Recherches Musicales) et la variété qui lui tend les bras, Jarre choisit sa propre voie. Celle d’Oxygène (1976), six mouvements instrumentaux et synthétiques [...] Les albums Equinoxe, Les Chants magnétiques et Zoolook [...] résolvent l’équation impossible : concilier expérimental et grand public.

Son nouvel album, qui rime chez lui avec un retour à l’élégante simplicité de ses jeunes années, se révèle une épopée intimiste et altruiste. Il lui permet de retrouver avec maestria une place de choix : celle de l’innovateur et du passeur qu’il a toujours été. LUDOVIC LEGAL

 

Dans La Croix (03/11/15) : Un album-concept d’une ambition nouvelle

[...] On songe toujours à un feu d’artifice ici, mais chaque rosace, d’une couleur différente, met en lumière la singularité d’un autre. À chacun, Jean-Michel Jarre a proposé une maquette, selon son style, avant un travail commun. Il en ressort seize titres hétérogènes, un peu foutraques, mais qu’il faut écouter en continu pour se laisser surprendre.

Les adeptes de Moby retrouveront sa pop mélancolique, ceux de Tangerine Dream se laisseront bercer par leurs effets robotiques… Les plus franches réussites sont pourtant le fruit des collaborations avec la génération au sommet de la French touch : l’artiste antibois M83, les Versaillais de Air, ou Gesaffelstein, natif de Lyon. JEAN-YVES DANA. Un entretien avec l'artiste précède la critique.

 

Dans Le Parisien (11/10/15): Ce voyage sur la planète électro est une excellente surprise

[...] réjouissant, dense mais homogène, dansant, planant, expérimental, fou comme son duo avec Pete Townshend, le guitariste des Who, tubesque comme « Glory » avec M83, « Automatic » avec Vince Clarke, ou « Stardust » avec Van Buuren. On s'amuse à retrouver des sons qui ont fait la gloire de Jarre, sans que jamais cela ne sonne daté ou autoparodique. On attend impatiemment la suite, en mars prochain, avec parmi ses invités Christophe, Giorgio Moroder ou Sébastien Tellier.
 

Extraits de critiques sur Deezer : Une recherche intérieure

"Première écoute ... premier titre on est bien chez JMJ... La Time Machine fonctionne à fond [...]"

"Il y a comme une recherche intérieure, une certaine plénitude par moment et ensuite une revanche sur le passé. [...] Heureux du retour de Jean-Michel JARRE"

"Plus on l'écoute, plus il prend de l'ampleur, plus il est bon !! Musique géniale, beaucoup de détails dans les sons"

"La rencontre Jean-Michel / Armin : tout simplement planant et splendide. J'aime bien cet album, on retrouve absolument la patte de Jean-Michel Jarre."

"Superbes collaborations dans lesquelles on reconnait bien la patte du génie. Vivement la suite. Merci encore MONSIEUR JARRE."

 

Dans le magazine Trax (numéro de novembre) : Une vision très personnelle des musiques électroniques

[...] [Certains invités] révèlent par leur production toute la finesse des ambiances cinématiques du compositeur [...]. Le disque, qu'on pourrait appeler compilation, est néanmoins guidé par le fil conducteur de ces mélodies de claviers nostalgiques. [...]. (Un long entretien précède la critique).

 

Dans "La bande originale", sur France Inter (20 novembre 2015) : Un casting incroyable

"Tout l'album est bon. C'est incroyable. C'est un pur bonheur cet album. Il y a une cohésion, une logique sur tout l'album mais chacun garde sa patte et son ambiance." NAGUI

De nombreux extraits de l'album sont diffusés.

Une question intéressante de Christophe Bourseiller dont la réponse donne envie d'écouter l'album qui vient de sortir mais aussi le volume 2 à venir:

Christophe Bourseillier: "Et maintenant, vous n'êtes pas tenté de refaire un morceau hyper expérimental, de renouer avec la musique dite contemporaine?"

Jean-Michel Jarre: "Quand vous allez écouter les deux volumes d'Electronica et notamment le 2ème que je suis en train de terminer, je pense que vous aurez une réponse à la question que vous me posez."

 

Sur TV5 monde (14 novembre 2015): Un retour aux sources
[...] " Il n'a jamais dévié de la voie qu'il s'était tracée. [...] Il voulait  composer sa musique et aller dans son monde. Et il l'a fait. En sortant des sentiers battus. Déjà au milieu des années 70 et c'est comme ça qu'on a eu droit à Oxygène. En continuant à sortir des sentiers battus auojurd'hui parce que [...] [ce nouvel album] n'est pas représentatif de la musique électronique d'aujourd'hui, mais c'est représentatif de sa musique. [...] MICHEL CERUTTI

 

Dans 20 Minutes (15/10/2015)  La science-fiction comme source d’inspiration

[...] Arthur C. Clarke, dont le roman a été adapté par Kubrick, fut l’une de ses sources d’inspiration, « tout comme Isaac Aasimov, Dan Simmons et Frank Herbert ». D’ailleurs, l’album de Jarre est sous-titré The Time machine, clin d’œil au classique d’anticipation de H.G. Wells, la machine à explorer le temps. Les jeunes générations rendent hommage à son passé de pionnier de l’électro, Jean-Michel Jarre leur passe le relais. « Quand l’an 2000 est arrivé, on est devenus orphelins du futur. On a besoin de se le réapproprier et de le réinventer. C’est l’un des rôles de la musique électronique. »

 

Dans Voici (07 novembre 2015): Vous voulez du son ? En voilà du bon !

[...] Le planant, il faut aimer. On préfé­rera donc l’in­tel­li­gence d’un « Glory » accro­cheur (avec M83) à la profon­deur mélan­co­lique de « Zero Gravity », réalisé avec Tange­rine Dream. Il reste ce son spacieux unique dont Jarre a le secret et les trou­vailles atmo­sphé­riques qui vont avec.

 

Une série d'entretiens est aussi en ligne, parfois accompagnés de commentaires:

Sur RTL dans "laissez-vous tenter", Yves Calvi (13 octobre 2015) conclut après la diffusion du reportage: "Je connais peu d'artistes qui parlent avec autant d'intelligence de leur métier. C'était vraiment passionnant, qu'on soit sensible ou pas à cette univers musical, c'était vraiment une belle rencontre". Autre entretien, plus long et dans une ambiance très joyeuse, sur RTL dans l'émission "A la bonne heure" (15 octobre 2015).

Le Point (14/10/15) présente l'entretien avec ce titre : Jean-Michel Jarre en son studio tel un peintre dans son "atelier".

L'entretien peut-être le plus complet, et l'un des plus intéressants je trouve, mais sans réelle critique et avec de nombreux a priori, sur le site de Libération (oct 2015).

Certainement très complet aussi, mais réservé aux abonnés, un entretien sur le site des Inrocks: [...] Jean-Michel Jarre n’a pas cessé d’ouvrir des portes. (16 octobre 2015)

Des entretiens vidéos:

  • "Sourdoreille"
  • "Future Music Magazine". En Anglais et un peu technique mais excellent pour découvrir le travail sur les différents synthés. Mon passage préféré à 20mn35, sur la création d'une boucle pour le morceau avec Air, selon la méthode qu'il utilisait au GRM dans les années 1960.
  • "ttt" (télévision allemande)

Un long entretien radiophonique sur la BBC (45 minutes) que l'on peut écouter, en anglais, en trois parties: Partie 1, partie 2, partie 3.

 

On trouve aussi des critiques à l'étranger:

The Guardian: (note 4/5) "Jarre’s soaring washes of chords are present on tracks such as Conquistador (with French techno artist Gesaffelstein) and Zero Gravity (one of the last recordings of the late Edgard Froese of Tangerine Dream). But, by and large, the new age retro-futurism that characterised Jarre’s earlier work is replaced by a focus on accessible modern pop."   

Mixamag: (note 10/10)  "we can't see anyone else topping this star-studded cameo list for some time, and you can't help but smile from ear-to-ear when listening to it."

Mojo (novembre 2015, p86): "All in all, this is an unqualified triumph." 

 

Et pour ceux qui ne l'ont pas lu, l'article précédent de ce blog rassemblait d'autres critiques d'Electronica.

 

 

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Electronica "inspiré et surprenant" - extraits de critiques

Publié le 17 Octobre 2015 par vcstrois-jarre

Sur France Info: Ensemble, c'est mieux (16 octobre 2015)

" [...]une vraie cure de jouvence pour le parrain français de la musique électronique.

[...]Le risque n'est-il pas de faire un album fourre-tout ? On aurait pu le craindre, mais ce n'est pas le cas. Il est assez jouissif, quand on s'y intéresse, de reconnaître par-ci par-là la touche de musiciens connus, comme sur ce morceau, Travelator Pt. 2 avec le grand Pete Townshend, guitariste des Who, une idole de Jean-Michel Jarre.
[...] À 67 ans et après plus de 80 millions de disques vendus, Jean-Michel Jarre continue à tracer de nouvelles routes. [...] L'ancien membre du Groupe de recherches musicales (le GRM, fondé par Pierre Schaeffer et Pierre Henry), ces pionniers de la musique électronique dans les années 50, montre ici qu'il a toujours soif d'apprendre. " (Yann Bertrand France Info)

 

Sur France 2, au JT de 20 h (le 10 octobre 2015)

"Jean-Michel Jarre n'est pas qu'un souvenir et de ses machines il sait tirer les sons de demain."


Dans Paris-Match: Le temps est avec lui (16 octobre 2015):

"Le résultat se révèle inspiré et surprenant."

 

Sur FocuSur.fr: Le top des albums de la semaine (16 octobre 2015):

"Electronica: [...]16 titres au total qui sentent bon la fraîcheur."

 

Dans 24 heures (Suisse, le 11 octobre 2015)

" [...]En osant un album (bientôt double) composé de collaborations, le père de l’electro française aurait pu se diluer dans la masse. Au contraire, cet hommage à l’Electronica présente une belle variété de tons et de styles, tout en gardant la «touche Jarre». Une excellente façon d’actualiser son expérience aux muscles de jeunots doués (Fuck Buttons, Boys Noize, Gesaffelstein) ou de confronter sa technique à ses contemporains (Vince Clarke, d’Erasure, pour un morceau-titre enlevé, ou sur l’ultime rêverie d’Edgar Froese, de Tangerine Dream).

Les collaborations les plus inattendues sont naturellement les plus originales – et risquées, comme ce mini-opéra pompier avec Pete Townshend, des Who. On craque plus pour la pochade anxiogène avec John Carpenter ou la fine averse pianistique avec Lang Lang. "

 

Sur RFI (16 octobre 2015):

"Retour avec un enthousiasme de jeune homme."

 

Sur le site Culturebox.fr (14 octobre 2015)

"[...] Ce "voyage initiatique", qui l'a mené sur les routes d'Europe et d'Amérique à la rencontre d'une quinzaine de groupes ou artistes, a été fécond. Il transcende les genres. Dans la cuisine de ces autres obsédés du son, il a observé, dialogué et dit avoir beaucoup appris.
[...] ce qui frappe sur cet album c'est sa cohérence, loin d'être évidente sur le papier. On y reconnaît sur chaque titre à la fois la patte de Jean-Michel Jarre et celle de l'artiste invité : les morceaux sont de véritables costumes pour deux sur-mesure aux coutures invisibles. Du grand art que cette fusion, où personne ne tire jamais la couverture à lui."

 

Sur le site Mybandnews: "Un album puissant, fort et terriblement éclectique" (17 oct 2015)

[...] "On est d'emblée frappé par la capacité de Jean Michel Jarre à réunir différents univers sous la forme d'un album puissant, fort et terriblement éclectique [...]
Sommes toutes, on apprécie ici le travail incroyable de Jarre d'avoir réussi à collaborer avec tant d'artistes d'univers différents, et d'avoir réussi à mixer ses synthétiseurs avec les beats et voix des autres artistes. On apprécie néanmoins un peu moins sa patte parfois bien trop dépassée sur certains morceaux. L'album plait de part son originalité, déplait à cause de certains tracks trop EDM, enivre grâce à des atmosphères sublimes, mais fâche parfois à cause de l'utilisation trop abusive des synthétiseurs analogiques aux sonorités déjà trop entendues. "

 

De nombreuses autres critiques sont aussi rassemblées dans l'article suivant de ce blog.

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Reportage sur Arte: "La musique permet de se créer son propre film"

Publié le 18 Septembre 2015 par vcstrois-jarre

Samedi 19 septembre sur Arte, à 22h20: Un voyage à travers le son (A journey into sound)

Une émission que Jean-Michel Jarre présente sur Facebook en disant qu'elle raconte la conception d'Electronica et son "voyage personnel".

Ce voyage personnel c'est la rencontre directe et en studio avec les artistes ayant collaboré à son projet, c'est peut-être aussi une allusion plus personnelle au "voyage initiatique" qu'il évoquait dans l'émission Boomerang de France Inter.

Voici la description du programme par la chaîne sur son site:

À 67 ans, Jean-Michel Jarre réalise son rêve : faire le tour du monde pour enregistrer un album avec les plus grandes légendes de la musique électronique. Birgit Herdlitschke l’a accompagné lors de ce périple, au cours duquel il travaille entre autres avec Moby et Air. Le premier documentaire jamais tourné sur le pionnier de l’électro française.

Avec 80 millions de disques vendus et des concerts qui attirent toujours les foules, Jean-Michel Jarre demeure l’une des plus grandes pop stars françaises de tous les temps. À 67 ans, il réalise son rêve : faire le tour du monde pour enregistrer un album avec les plus grandes légendes de la musique électronique.

Aventure musicale

La réalisatrice Birgit Herdlitschke l’a accompagné lors de ce périple, au cours duquel il travaille entre autres avec Moby et Air. Ces rencontres constituent le fil rouge de cette aventure musicale, qui offre également l’occasion d’un retour sur la trajectoire du compositeur – de son enfance partagée entre Paris et Lyon au succès éclair de l’album Oxygène en passant par ses premières expérimentations sonores. Jean-Michel Jarre confie son amour intact de la musique électronique, ou évoque sa relation avec son père, source d’une mélancolie persistante dont il n’a jamais pu se débarrasser, même en se produisant devant des millions de fans. De nombreuses images d’archives et des interviews de proches complètent les confidences de cet artiste, dressant ainsi un tableau complet de son œuvre et de sa vie.

Reportage sur Arte: "La musique permet de se créer son propre film"
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"Une sorte de voyage initiatique" (Jarre, sur France Inter, à propos des rencontres liées à Electronica)

Publié le 5 Septembre 2015 par vcstrois-jarre

"Une sorte de voyage initiatique" (Jarre, sur France Inter, à propos des rencontres liées à Electronica)

Jean-Michel Jarre était l'invité de l'émission Boomerang, animée par Augustin Trapenard, le mercredi 01 septembre 2015 sur France Inter. Voici une transcription d'extraits de cette émission que l'on peut entendre en intégralité sur le site de la radio.

 

Les premières questions portent sur le numérique et sur le rôle de Jarre en tant que président de la Cisac. Puis Augustin Trapenard évoque et diffuse des extraits très courts de morceaux très connus de Jean-Michel (Oxygène IV, Equinoxe 5, Chants Magnétiques 2, Rendez-vous 2)

Extrait 1 :

-Augustin Trapenard : « Vous avez conscience qu’on va les avoir toute la journée dans la tête ? »

-Jarre : « Je n'en sais rien. Je pense que ce qu’il y a d’important, et c’est d’ailleurs un des points communs qu’on a avec les collaborateurs de mon dernier projet, ce n’est pas que le beat ou le rythme mais c’est aussi la mélodie. Et ce que j’aime bien finalement dans chaque mode d’expression c’est cette espèce de contraste qu’il peut y avoir entre ces petites mélodies qui ont l’air joyeuses et un côté plus sombre, une forme de mélancolie un peu souterraine. Quand il est sorti, Oxygène a été refusé pratiquement par toutes les maisons de disques parce qu’il y avait un côté très sombre [...] qui contraste [par exemple] avec la mélodie [d’Oxygène IV]. J’ai toujours été fasciné moi par les musiques de cirque, ou certaines musiques de jazz aussi, où il y a ce côté dynamique dans la mélodie et en même temps quelque chose de plus sombre derrière qui se cache. C’est ce que j’aime bien essayer de transmettre. »

 

Suit une chronique sur l’actualité de la culture qui se termine par l’évocation de David Guetta.

Extrait 2 :

-Augustin Trapenard : « Il n’y a pas de collaboration avec [David Guetta] dans votre projet […]? »

-Jarre : D’abord on ne peut pas avoir tout le monde et d’autre part, il y a plusieurs couches dans ce projet. Il y a ceux avec lesquels j’avais envie de collaborer. Et il y a ceux avec lesquels, éventuellement, j’aurais envie de faire des remixes, David Guetta [pourquoi pas]. J’ai beaucoup de respect pour lui […] Il représente quelque chose qui existe et qui a sa logique. Maintenant ce n’est pas nécessairement l’univers dont je me sens le plus proche mais je le respecte tout à fait.

 

Augustin Trapenard fait une transition vers la présentation du nouvel album de Jarre, Electronica et cite plusieurs artistes ayant collaboré au projet.

Extrait 3 :

-Jarre : «L’idée d’Electronica, le titre de ce projet, c’était de réunir autour de moi des gens qui appartiennent à la scène électronique sur près de quatre décennies et qui, au fond, montrent qu’aujourd’hui la musique électronique n’a plus de frontières. […] La musique électronique ce n’est pas seulement un genre comme le hip-hop ou le punk, c’est une autre manière de concevoir la composition, la production et la distribution. Et elle est née ici, c’est important de le rappeler. Elle est née dans cette maison (la maison de la radion, ndrl) avec Pierre Schaeffer et Pierre Henry. Pierre Schaeffer qui a été mon mentor et qui est vraiment notre grand-père à tous, qui a été le premier à dire que la musique n’est pas seulement faite de notes mais elle est faite de sons. Et cette petite phrase là a changé la façon dont on fait de la musique aujourd’hui […] C’est une manière plus organique de composer […]»

 

Augustin Trapenard cite Jarre dans un article du Parisien en 2010.

Extrait 4 :

-Augustin Trapenard : « Vous disiez dans [cet] article : "je revendique totalement le mélange de grandiose, de dérisoire, de sublime et de ringard". »

-Jarre : « Oui parce que c’est attaché à des gens que j’aime profondément. Je dirais de Fellini à The Who. Ce côté où à un certain moment on peut se lâcher par rapport à des envies qu’on peut avoir. J’ai eu la chance de commencer la musique électronique à un moment donné où il n’y avait rien derrière moi. C’est-à-dire d’ouvrir la porte sur un territoire vierge, un peu comme les gens qui ont commencé le Rock’n roll. Et donc, il y a cette espèce de mélange entre désir et innocence qui vous fait ouvrir des portes sans réfléchir. Quelque fois à tort mais en tout cas on les ouvre. »

 

Diffusion de Glory, premier extrait de l’album.

Puis l’animateur décrit son invité avec un certain nombre de qualificatifs dont l’utilité m’échappe un peu: «sobre, ténébreux, énigmatique, un peu intimidant je dois dire […]». Il relance sur l’album.

Extrait 5 :

-Augustin Trapenard : « [ces artistes qui ont collaboré à l’album, vous les avez] rencontrés aussi.»

-Jarre : «[…] Il s’agissait de vraies rencontres. Et pour chaque rencontre il y avait une raison particulière pour moi. Une raison en terme de son, d’inspiration, de musique. C’était comme une sorte de voyage initiatique où je me suis déplacé pour aller voir Tangerine Dream ou Boys noize à Berlin ou à Vienne ; Pour aller voir Vince Clarke, un des fondateurs de Depeche Mode, à Brooklyn; Pour aller voir David Lynch, John Carpenter ou Moby à Los Angeles, Pete Townshend à Londres ou Massive Attack à Bristol ; à Paris aussi avec Air ou avec Sébastien Tellier […]. A chaque fois c’était très important pour moi de partager du temps concrètement en studio avec eux. Vous savez dans la musique électronique il n’y a pas beaucoup de groupes […] il y a cette espèce de pudeur de partager ses jouets, de montrer ses faiblesses, ses points faibles en studio. C’est difficile de partager ses tocs et sa manière de travailler.»

-Augustin Trapenard : « Qu’est-ce que vous êtes allé chercher chez eux ? »

-Jarre : «Justement ça. On est à une époque où on pense être connectés par écrans interposés et on s’aperçoit que souvent on ne parle plus à son voisin de palier. Dans la musique électronique c’est encore pire, on est chacun isolé. On a notre famille, nos copains, notre public éventuellement.»

-Augustin Trapenard : « Donc il s’agit de créer une communauté en fait ? »

-Jarre : «Oui en fait. La musique électronique a une famille, elle a un héritage, elle a un futur. Et c’est ce que j’ai eu envie de visiter. […]»

 

Un très beau témoignage d’un membre de Air, Nicolas Godin, est ensuite diffusé:

« […] [La musique de Jarre] est une musique faite à partir de mélodies assez simples et belles. Avec des sons qu’on sculpte soi-même. […] Ces sons-là ne m’ont plus jamais quitté […]. Ce qui continue à me marquer c’est le rythme incompréhensible. [Jarre] utilise toujours une sorte de shuffle dans ses rythmiques, […]. On n’arrive jamais à comprendre quand est le premier temps et comment le rythme s’imbrique avec les mélodies et la base. C’est quelque chose d’assez mystérieux pour moi. C’est une sorte de mode d’écriture que je respecte et que j’admire. »

 

Jarre enchaîne un peu plus loin :

Extrait 6 :

-Jarre : «Il faut dire que la musique électronique est née en Allemagne et en France. […] Dès le départ il y adeux manière d’approcher la musique électronique. Une manière plus robotique et plus froide, à la Kraftwerk ou à la Tangerine Dream, est puis une manière plus impressionniste typiquement française, celle que je crois avoir, celle que Air a aussi. […] Ma musique à l’accent français […] Il y a un côté universel dans la musique électronique. […] On [y] retrouve ce côté universel mais en même temps l’accent du terroir. […] »

 

Augustin Trapenard revient sur une phrase de Nicolas Godin qui évoquait le côté mystérieux de la musique de Jarre.

Extrait 7 :

-Augustin Trapenard : « Il y a un secret Jean-Michel Jarre en fait ? »

-Jarre : «[…] Ce qui fait le style de quelqu’un c’est qu’on fait toujours la même chose en fait. J’ai eu la chance de rencontrer Fellini vers la fin de sa vie qui m’a dit une chose qui m’est toujours resté. Il m’a dit : ''J’ai toujours cru que je faisais des films différents et je me rends compte aujourd’hui que j’ai toujours fait le même film''. […] On n’arrête pas de décliner la même chose, un peu comme un artisan qui est obsédé par le fait de faire une chaise ou une table idéale et qui ne la fera jamais et c’est pour ça qu’il continue. […] Vous prenez Air, Massive Attack ou Moby, en trente secondes vous reconnaissez leur style. Tous les collaborateurs que j’ai eu dans ce projet Electronica ont deux choses en commun : Une approche organique du son, de cuisiniers, une passion de geek et un son reconnaissable.»

-Augustin Trapenard : « On a l’impression que votre approche de la musique a toujours été expérimentale, animée par la curiosité, par la recherche, par le bricolage. Quelque chose de l’ordre de l’interrogation. Qu’est-ce que vous cherchez en fait Jean-Michel Jarre dans les sons, dans les rythmes dans les associations que vous proposez »

-Jarre : «Sans faire de la psychanalyse de comptoir, les gens qui créent, qui écrivent, qui peignent, qui font de la musique, qui font du cinéma… inconsciemment c’est une sorte de thérapie. On se cherche soi-même et on se trouve pas toujours à travers ce qu’on fait, ce qu’on écrit, ce qu’on film ou ce qu’on regarde, ce qu’on joue ou ce qu’on compose. Dans mon cas, j'ai l'impression d’avoir fait des maquettes toute ma vie et j’espère qu’un jour ces maquettes prendront forme. Cet album Electronica j’espère que c’est un pas de plus vers une maquette un peu plus aboutie que les autres.»

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Electronica - The time machine (présentation par Jarre de son projet)

Publié le 28 Août 2015 par vcstrois-jarre

"Electronic music has a family. It has a legacy and it has a future." (JMJ, citation de la vidéo)

La musique électronique a une famille, un héritage et un avenir.

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